Faon de lune

La vie ne m'apprend rien

le 06/07/2008 à 16h12

 


Terrible constation! Tout autant que celle d'être envie, encore!


Tout passe mais quelque chose reste!!!!!!!!!!!


 

proie malgré soi

le 17/03/2008 à 12h07

La bête immonde progresse en moi lentement. Je guette chacun de ses mouvements. Tantôt sournoise, tantôt évidente, elle me ronge. Elle vise le centre de la pensée et ses tirs sont rarement manqués. Il faut que j’arrive me décentraliser de moi. Sa puissance réside précisément en l’accaparement de tous mes centres d’intérêts pour ramener mon esprit uniquement à son action nocive. Dès que mentalement je formule un mieux être, elle rapplique illico presto.

Jour après jour, le monstre a tressé les murs de ma prison. J’aurais pu agir, mais je ne voyais pas. Quand j’ai senti sa présence, il était déjà bien tard. Ses tentacules tenaient tous mes membres, les paralysaient. Je suis devenue son pantin.

De belles blouses blanches calment ses assauts intempestifs mais n'arrivent pas à exploser la rosse. On m’a dit que j’étais la seule à posséder l’antidote………….Je dois l’avoir égaré dans un lieu bien secret car j’ai du mal à le trouver.

Cherches-tu au bon endroit ? Cherches-tu vraiment ? Intimement je le crois car qui voudrait vivre ainsi ?

 

par procuration

le 24/01/2007 à 08h02


Il arrive que pour survivre on vive par procuration. Un mal nécessaire pour subsiter.
Le printemps revient toujours. Et l'été le suivra.
En fait, il faut pouvoir s'avouer que rien ne va. Après, la véritable difficulté est de le transmettre à ceux qui nous entourent.
Oser faire mal pour ne plus avoir mal.
Il est impossible de vivre sans oxygène. Cela ne devrait pas être trop compliqué à dire et à comprendre. Je ne vois qu'un seul bémol: le geôlier se plait à garder son prisonnier. Autant dans ce cas, s'adresser à un sourd.

Un jour, ....

le 05/11/2006 à 10h36

Un jour, les amis ne sont plus des amis et les amours non plus. Entre les personnes qui se sont aimées, l'amitié vraie est impossible. Il plane toujours pour l'un ou l'autre des sentiments plus forts que l'amitié.

Cette ambiguïté empêche les relations saines. C'est dommage. Nous perdons ainsi des trésors et notre coeur se serre.

Aujourd'hui, une page importante de ma vie se tourne. Ce sont des rires et des pleurs qui accompagnent ce geste.

Je voudrais dire des mots qui réconfortent mais ne le fais point, sachant pertinemment qu'ils sont inutiles.

Sans doute est-ce pour cela que je me sens impuissante.

If I could turn back the hands of time que ferais-je vraiment? C'est ce que je ne saurai jamais. Les actes posés impliquent l'obscurcissement total de ce qui ne sera pas.

Je n'ai qu'une chose à dire: tout ce que j'ai dit était vrai parce que vécu ainsi. Pour certains je rejoins le coin des bannis. J'incline la tête devant leur décision. Il n'est pas d'appel possible dans mon cas.

Pourtant, j'aimerais dire que je reste à l'écoute de tous. Ma porte reste toujours ouverte au partage d'idées. Simplement, ma vie affective prend un autre chemin.

Pardon à ceux que j'ai blessé. Pardon à ceux qui m'aiment. Pardon à ceux qui ne comprennent pas.

Aujourd'hui, je prends une main ferme et la suit. J'espère que c'est pour une vie.


Sans doute que ceux à qui devrait aller ce billet, ne le verront jamais. Comme toujours, le net a ses limites.

Sans doute, partirai-je longtemps ou alors pas du tout. Quand une nouvelle vie commence, on ne sait pas très bien comment s'organisera le futur proche.

05-11-06

le sablier est un leurre

le 05/11/2006 à 09h49

Etrange impression que celle du temps qui s’arrête. En est-il ainsi pour que nous puissions contempler nos œuvres ? Serait-ce la dernière tentation cette bande déroulant les souvenirs ?


Notre conscience fait le temps. Chronos est une invention humaine tendant à marquer la différence entre passé-présent-futur.

Et cet arrêt qui m'émerveille n'est que la halte prolongée dans le présent. Hier et demain n'existe plus vraiment sinon pour ce qu'ils sont. L'un ce qui n'est plus et l'autre ce qui n'est pas. Pourtant sans ces deux compagnons notre temps serait pour nous dénuer de sens.

L'éternité du moment, prolongement du présent, béatitude de l'être dans l'instant qu'il savoure.

 

Le temps se moque de nous, se moque de tout. Il se plie en apparence à nos cadences mais est bien plus futé que nous. Il suit son petit bonhomme de chemin, sans nous accorder la moindre importance. Nous le chevauchons comme nous pouvons, lui donnons des coups de pied au ventre et avons encore l’audace de lui reprocher son allure.

Le temps sert l’homme et ses pensées. Il est là,  fidèle à lui-même, toujours et à jamais.

05-11-06


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